Le printemps est de retour en France, mais en Islande on vient de fêter le 1er jour de l’été. La neige fond peu à peu et les mille couleurs du pays se révèlent. C’est pourquoi je vous propose un itinéraire complet de 10 jours en Islande pour parcourir ses merveilles. Bien sûr, ce projet est déclinable selon vos envies et peut se faire facilement sur 12 ou 15 jours pour vraiment prendre le temps. Vous trouverez une carte des différents points de chute en bas de l’article, bonne lecture !
- Jour 1 : Reykjavík & Cercle d’Or
- Jour 2 : Cercle d’Argent
- Jour 3 : Skagafjörður
- Jour 4 : Tröllaskagi – Akureyri
- Jour 5 : Cercle de diamant
- Jour 6 : Húsavík & baleines
- Jour 7 : Nord-est de l’Islande
- Jour 8 : Fjords de l’Est – Höfn
- Jour 9 : Jökulsárlón – Vík
- Jour 10 : Vík – Reykjavík
Jour 1 : Reykjavík & Cercle d’Or
Pour commencer, vous arriverez comme 95% des voyageurs à l’aéroport international de Keflavík, en périphérie de la capitale et il est donc assez commun de commencer votre road-trip par la visite de Reykjavík. Cette ville, la plus peuplée du pays soit-dit en passant, offre de nombreuses opportunités de visites de musées, de balades citadines et de shopping. Une capitale surprenante et colorée, où se promènent une multitude de chats qui ponctueront vos découvertes à chaque coin de rue. Si les idées vous manquent, je vous renvoie à cet article, spécialement conçu pour parcourir Reykjavík.

On peut facilement passer une journée complète dans la capitale, mais je vous recommande chaudement de vous en écarter et d’entamer votre périple. D’ailleurs, pour commencer du bon pied, rien de tel que de le faire le ventre plein ! Arrêtez-vous dans la ferme de Friðheimar qui produit d’excellentes tomates sous serres chauffées à la géothermie, un trésor de l’île. Vous pourrez visiter les serres et comprendre leur fonctionnement, avant de retrouver leurs produits dans votre assiette. Le pain de seigle est divin et ne manquez pas de déguster leur glace à la tomate, un délice !


Puis direction le Cercle d’Or, une région à l’est de Reykjavík qui regroupe un bon nombre de sites naturels et touristiques. Alors oui, vous aller y trouver pas mal de monde, mais le jeu en vaut la chandelle pour ne pas rater votre première approche dans la nature islandaise. En l’espace de quelques kilomètres, vous aurez goûté aux embruns de la chute de Gullfoss, aurez été émerveillé par la puissance du geyser (Geysir en islandais) et aurez marché dans l’une des failles de la plaine du Parlement à Thingvellir. Ce dernier site est classé par l’UNESCO et endosse une symbolique historique et politique (lieu où se rassemblaient les chefs de clans vikings dès 930), ainsi qu’une portée géologique (site émergé de la crête médio-océanique entre les plaques nord-américaine et eurasienne). Rien que ces trois lieux vous éblouieront par leur myriade de couleurs. A noter : cette journée peut également se placer en toute fin de séjour, si la soif de conduite et d’aventure est plus forte que tout.






Jour 2 : Cercle d’Argent
Passer la nuit dans la région autour de Borgarnes vous avancera pour cette deuxième journée dans l’ouest du pays, autour du Cercle d’Argent. Ecartez-vous de la route 1 pour emprunter la route 50 et les petites voies secondaires, en direction des cascades de Hraunfossar et Barnafoss. Logées toutes deux sur le même site de visite, des passerelles et aménagements vous mèneront à ces perles cachées en retrait des grands axes. Les surprises de la Terre nous offre un contraste de couleurs indescriptible entre le vert de la nature et le bleu glacial de l’eau qui jaillit par capillarité de la lave noire. Littéralement appelée la cascade de lave, Hraunfossar est, pour moi, l’une des plus belles chutes du pays, malgré la sombre histoire qui se cache derrière ce site.

Sur le retour de cette même route, arrêtez-vous dans le minuscule village de Reykholt. Berceau du célèbre écrivain islandais Snorri Sturluson, cette bourgade héberge une soixantaine d’habitants vivant aujourd’hui de la géothermie très active de la vallée. Mais à l’époque médiévale, Reykholt était un centre intellectuel important grâce à Snorri Sturluson, dont il reste à ce jour une ancienne piscine chauffée, reliée par un tunnel à son ancienne ferme. Des fouilles archéologiques sont encore en cours et le centre culturel du village propose une exposition sur les travaux de l’écrivain.
De plus, témoin de cette intense chaleur émanant du sol, faites un détour par la plus puissante source chaude d’Europe Deildartunguhver. Rejetant une eau de près de 100℃ en surface, ainsi qu’une épaisse vapeur sentant le soufre, la source est un don précieux pour la région ouest de l’Islande, puisqu’elle alimente des villes à plusieurs dizaines de kilomètres comme Borgarnes et Akranes. Bien sûr, elle fournit également en eau chaude le centre thermal voisin de Krauma. Poursuivez votre trajet en reprenant la route 1 et arrêtez-vous après le village de Bifröst, aux cratères de Grábrók. Ici, une ascension est possible grâce à l’aménagement du sentier en escaliers pour atteindre le sommet du cratère, culminant à 173m, avec un panorama à couper le souffle sur la région. Enfin, terminez votre journée avec la traversée du désertique plateau de Holtavörðuheiði qui relie l’ouest de l’île au nord.


Jour 3 : Skagafjörður
Profitez de ce troisième jour de votre parcours pour rejoindre progressivement la ville carrefour de Blönduos en passant d’abord par le canyon de Kolugljúfur. Ce dernier est assez impressionnant, facile d’accès et bien souvent délaissé des touristes. La légende raconte qu’une géante du nom de Kola, propriétaire d’une ferme voisine, viendrait s’asseoir au bord du canyon pour pêcher le saumon à la main, à la nuit tombée. Puis reprenez la voiture pendant quelques kilomètres pour un détour à la plage de la formation de Hvítserkur. Cette île de basalte apparait au milieu des vagues en prenant tantôt la forme d’un éléphant, d’un rhinocéros ou encore d’un dragon selon votre imagination et la lumière du moment.


En rattrapant la route 1, prenez un instant pour vous balader au sommet des innombrables collines de Vatnsdalshólar, issues d’un glissement de terrain du relief montagneux voisin, il y a environ 7000 ans. Puis, dépassez Blönduos pour réellement arriver dans la région du Skagafjörður, où l’on trouve plus de chevaux que d’habitants. Je vous conseille de vous rendre à la charmante petite église Viðimýrarkirkja, traditionnellement réalisée avec sa structure de bois et son toit de tourbe. Datant de 1834, c’est l’une des rares églises de ce type encore debout en Islande et si vous la visitez en été, vous aurez l’opportunité d’entrer à l’intérieur, moyennant quelques couronnes. Enfin, terminez votre parcours par le musée de plein air de Glaumbær, où ont été réhabilité des maisons de tourbe, bien que le site ait accueilli des habitants jusqu’en 1947. La visite du musée occupe une bonne heure en parcourant le dédale de pièces de la ferme, décorées d’objets d’époque utilisés par la population rurale d’Islande. Tous les détails sont à retrouver sur le site internet officiel. Faites une pause pour la nuit dans le port de Sauðárkrókur.



Jour 4 : Tröllaskagi – Akureyri
Si la météo le permet pour cette journée, prenez la route 76 pour longer la péninsule Tröllaskagi de cette région du Skagafjörður. La route est plus cahoteuse, mais tellement belle et reliant les coins les plus reculés d’Islande. Plusieurs arrêts sur le chemin permettent une pause photo au-dessus des vagues de l’océan arctique. Ainsi, je vous invite à interrompre votre conduite dans le village côtier et mystérieux de Siglufjörður, logé au pied de montagnes dépassant les 600m d’altitude. Une multitude de maisons colorées dressées sur le port qui ont vu se succéder des pêcheurs de requins, puis de harengs font la notoriété du village.
Ensuite, roulez à travers Dalvík pour arriver à la deuxième plus grande ville d’Islande, la paisible capitale du nord, Akureyri. Prenez le temps de découvrir cette charmante bourgade au bord du fjord Eyjafjörður, développée par des danois au XVIIe siècle. Aujourd’hui, il s’agit d’une ville animée par l’offre culturelle du centre Hof, ainsi que la rue marchande Hafnarstræti. Ne manquez pas la visite de celle qu’on surnomme la cathédrale de glace, en plus du superbe jardin botanique aux fleurs variées. Vous serez certainement attendri par la particularité des feux rouges de la ville : ils sont en forme de cœur !



Jour 5 : Cercle de diamant
Nous arrivons déjà à la moitié de notre circuit et continuons de parcourir notre côte nord. Je vous conseille de rentrer dans les terres afin de vous approcher de ce qu’on appelle le Cercle de diamant. Ce nom regroupe un ensemble de sites touristiques et naturels tout aussi éblouissants les uns que les autres. En partant d’Akureyri, dirigez-vous vers la chute de Goðafoss, haut lieu de l’histoire médiévale des vikings. Ce cirque naturel de 30m de large voit les eaux bleues s’y déverser et fut témoin d’un changement majeur en Islande. En l’an 1000, le parlement de l’île adopte le christianisme comme religion officielle et, pour montrer l’exemple, le chef de clan de la région de Goðafoss décide de jeter du haut de la chute ses idoles des mythes nordiques. Un symbole fort de l’ère médiévale islandaise.

Le Cercle de diamant se poursuit dans la région du lac Mývatn, non loin du volcan Krafla qui a d’ailleurs créé et marqué ledit lac. En quelques minutes de route à peine, vous passerez d’un site à l’autre et surtout d’une ambiance à une autre. Marquez un arrêt pour arpenter les verdoyants pseudo-cratères de Skútustaðagígar. Cette formation en bordure de lac est le résultat d’une coulée de lave arrivée au contact de l’eau. Celle-ci, sous l’effet de la chaleur, cherche à s’échapper sous forme de vapeur et de bulles géantes qui se sont solidifiées très rapidement.


Puis, découvrez le champs de lave de Dimmuborgir, fruit d’une éruption il y a 2300 ans, érodé par le temps et donnant naissance à des formations volcaniques étranges. Laissez votre imagination prendre le dessus… Enfin, terminez par le site hydrothermal de Hverir (aussi appelé Námafjall) qui regorge de surprises. Un florilège de couleurs ocre, gris et jaune parsèment le sol qui gronde. Des vapeurs et fumerolles s’échappent des marmites bouillonnantes et l’odeur du soufre est omniprésente, à la limite du supportable. Mais on a tout de suite l’impression d’atterrir sur Mars, un régal pour les yeux ! Sur le retour vous avez la possibilité de profiter des bains thermaux de Mývatn.


Jour 6 : Húsavík & baleines
Passer la nuit dans le beau port d’Húsavík vous permettra d’être serein et à l’heure pour une excursion en bateau d’observation des baleines. En effet, le village est labellisé « capitale européenne d’observation des cétacés ». Dans la baie d’Húsavík on retrouve alors des baleines à bosse, baleines de Minke, des dauphins à bec blanc et parfois une baleine bleue, plus grand mammifère au monde ! Plusieurs entreprises proposent leurs services d’excursions en mer, mais je vous conseille North Sailing avec qui j’ai déjà navigué. Néanmoins, bien que l’expérience soit excitante et promise comme inoubliable, gardez en tête que les sorties se font dans le respect de la faune marine. Les baleines ne sont donc pas appâtées et elles seules décident de se montrer ou non. De plus, les sorties peuvent être annulées en cas de trop mauvaises conditions météo, et en mer elles changent très vite !


Pour le reste de votre journée, mangez dans l’un des nombreux restaurants du port, flânez entre le musée de la baleine et l’église en bois du village, ou encore, relaxez-vous dans les eaux chaudes du centre Geosea, à 15 minutes à pied du centre-ville. En effet, depuis plusieurs siècles les habitants d’Húsavík se rendaient au promontoire d’Húsavíkurhöfði pour faire leur toilette et laver le linge, où la géothermie est active. Aujourd’hui, le complexe Geosea exploite ses sources chaudes naturelles où l’on peut bénéficier d’une expérience unique dans les bassins à 38℃ surplombant l’océan arctique. L’entrée est nettement moins chère qu’au célèbre Blue Lagoon, pour un moment vraiment relaxant et loin des foules de touristes.

Jour 7 : Nord-est de l’Islande
A mes yeux, le nord-est de l’Islande est un peu comme le no man’s land du pays, où il faut faire beaucoup de route pour rejoindre la côte est, mais c’est inévitable. Rendons le trajet plus agréable. Quittez le nord en empruntant les routes 85 et 862 qui permettent d’aborder les sites du jour par l’ouest par des axes praticables. Marquez un premier arrêt en vous enfonçant dans le surprenant canyon d’Ásbyrgi, un lieu déstabilisant à bien des égards. Ce cirque naturel s’est formé par l’ancien passage d’une rivière dont l’érosion lui donna une forme de fer à cheval. La légende raconte qu’il s’agit de l’emprunte de l’un des huit pieds du cheval d’Odin, dans la mythologie nordique. De plus, c’est un endroit apaisant par la présence de végétation, rare sur l’île. Les sous-bois conduisent à un petit lac au fond du cirque qui nous place au pied des imposantes falaises. En repartant, arrêtez-vous au point de vue en hauteur sur les formations volcaniques de Hljóðaklettar pour une photo.
Plus loin, vous trouverez la bifurcation menant à la chute de Dettifoss, la cascade la plus puissante du pays. Pour l’atteindre, vous devrez marcher quelques 25 minutes dans des paysages lunaires complètement hallucinants, jusqu’à arriver à une immense brèche. D’ailleurs, vous entendrez d’abord la chute avant de la voir car le grondement est tellement fort que cela justifie bien son surnom : la bête ! Les embruns sont si nombreux qu’il n’est pas rare d’observer des arcs-en-ciel. On se sent tout petit face à l’immensité et l’intensité de la nature. Depuis la cascade reprenez la route 1 en direction de Egilsstaðir. Vous traverserez alors des paysages uniques et déserts en baissant en altitude peu à peu. Avant d’arriver en ville, vous pouvez vous rendre soit au canyon de Stuðlagil aux superbes orgues basaltiques ou bien aller du côté d’Hengifoss, une cascade cerclée d’une terre partagée en strates noires et rouges.
Jour 8 : Fjords de l’Est – Höfn
Les fjords de l’est sont une invitation à la contemplation. En effet, la route principale longe le découpage de la côte et nous donne des panoramas à couper le souffle avec, en toile de fond, des montagnes tabulaires parfois embrumées rencontrant les vagues de l’océan. Je vous invite à faire un tour du côté de Fáskrúðsfjörður, seule bourgade d’Islande où les panneaux sont également traduits en français. La raison est que la ville a accueilli entre le XIXe siècle et 1914 des pêcheurs français et aujourd’hui, vous trouverez le cimetière marin et le musée français. Puis, ne manquez pas le charmant et coloré village de Djúpivogur. Au-dessus du port, se trouve le Langabúð, un ancien entrepôt de 1790, lors de l’établissement de la ville comme comptoir commercial, aujourd’hui transformé en café. En face, se trouve une sculpture en hommage à Hans Jonathan, ancien esclave voulant échapper à sa condition, qui s’enfuit en Islande. Il est considéré comme étant le premier homme de couleur à s’installer sur l’île et a gagné sa liberté en devenant commerçant dans le village.



Sur la route de nombreux arrêts photos sont possibles, mais prenez garde à l’étroitesse de la voie, ainsi que les quelques rennes qui peuvent s’y aventurer. En effet, une colonie de ces cervidés fut introduite au XVIIIe siècle depuis la Laponie, afin de voir comment ils se développeraient sur l’île. Ceux-ci sont donc en liberté et peuvent traverser à tout moment. Avant de passer le tunnel d’Almannaskarð, empruntez la piste à droite qui rejoint le col du même nom. Si l’horizon est dégagé, faites une pause photo avec en arrière-plan les glaciers de la côte sud qui s’offrent à vous. Poursuivez votre parcours jusqu’à Vestrahorn, littéralement la « corne ouest », un massif montagneux de 454m d’altitude visible depuis le promontoire de Stokksnes. Souvent on aperçoit le reflet des montagnes sur la plage de sable noir à peine humide, tel un miroir, qui justifie la venue de nombreux photographes. En arrivant du côté de Höfn, vous laissez derrière vous les fjords de l’est pour atteindre la côte sud de l’île.

Jour 9 : Jökulsárlón – Vík
Finir par la côte sud est, à mon sens, plus judicieux car elle est la plus frappante en contrastes. Pour commencer votre journée, rendez-vous au lac glaciaire du Jökulsárlón, parsemé d’icebergs. Ces derniers se détachent du plus gros glacier d’Islande, le Vatnajökull, à 9km de la rive et dérivent jusqu’au canal rejoignant l’océan. Ainsi, on observe un camaïeu de bleus infini, avec des touches de blanc et de noir. Un décor incroyable, dans lequel il est possible de naviguer soit par speedboat, kayak ou encore bateau amphibie. Avec un peu de chance, vous apercevrez peut-être quelques phoques ! En longeant le canal, en-dessous du pont, vous pouvez vous diriger vers la fameuse Diamond Beach, la plage de sable noir où s’échouent parfois des restes d’icebergs rejetés à l’océan et ramenés par les vagues sur la berge. Ces deux sites sont assez touristiques et si vous souhaitez plus de solitude, je vous conseille alors de vous rendre à la lagune glaciaire suivante, la petite sœur Fjallsárlón. Cette fois-ci, la langue glaciaire étant bien plus proche de la rive, on prend une véritable « claque » de l’immensité des glaciers.



Ensuite, prenez la direction du parc national de Skaftafell tout en longeant les nombreuses autres langues glaciaires depuis la route. Ce parc est le plus apprécié du pays par les randonneurs et, de nouveau, on retrouve un peu de végétation. En se garant au centre des visiteurs, différents départs de sentiers sont possibles, mais, s’ils sont praticables, je vous conseille les chemins S5 et S6 pour atteindre le point de vue Sjónarnípa au-dessus du Skaftafellsjökull. Il existe également une plus grande boucle incluant le point de vue et menant ensuite jusqu’au sentier des cascades de Svartifoss et Magnúsarfoss, mais comptez environ 9km et 4h pour effectuer le tour.

Plus loin, les couleurs se déclinent en une immense palette au canyon Fjaðrárgljúfur, une crevasse s’étirant sur 2km de long pour une hauteur de 100m. Une balade facile et bien aménagée permet de se rendre aux points de vue variés sur cette brèche, avec au fond une cascade. Attention pour ceux qui ont le vertige, les plateformes sont en caillebotis et s’avancent au-dessus du vide !
Enfin, terminez cette intense journée par le promontoire Hjorleifshöfði, en-dessous duquel se cache la fameuse grotte Gígjagjá, autrement dit la grotte de maître Yoda, oui vous avez bien lu ! La pause photo est quasi-obligatoire. Et si vous souhaitez prolonger le plaisir, prenez le temps de l’ascension du promontoire. Cependant, la pente est très raide et nécessite une bonne condition physique, mais la récompense de la vue au-dessus de l’océan, des plaines de sable noir et des glaciers est si belle.



Jour 10 : Vík – Reykjavík
Pour finir, après une bonne nuit dans l’incontournable village de Vík í Mýrdal, cap sur la célèbre mais dangereuse plage de Reynisfjara. Recouverte de sable noir, elle offre un panorama sur les trolls de Reynisdrangar (formations rocheuses dans l’océan), ainsi que sur les falaises ponctuées de belles orgues basaltiques. La plage est réputée dangereuse pour les vagues scélérates qui viennent aléatoirement s’écraser sur le relief et qui remontent haut sur la rive, causant régulièrement des accidents. Pour éviter ces derniers, ne tournez jamais le dos aux vagues, restez à bonne distance de l’océan et respectez les consignes de sécurité données à l’entrée de la plage. Cela reste un bel endroit pour observer les adorables macareux qui nichent au sommet des orgues, lorsque la saison de migration est en votre faveur (mai-août).



Prolongez votre découverte des environs en allant au promontoire de Dyrhólaey, une péninsule prisée des oiseaux marins pour leur nidification, où vous découvrirez une arche volcanique ainsi qu’un charmant petit phare. Un détail : à cet endroit vous serez au cap le plus au sud de l’Islande !



Poursuivez en marquant deux arrêts à l’ombre du glacier Eyjafjallajökull (en-dessous se cache le fameux volcan imprononçable de l’éruption de 2010). Le premier stop se fera au niveau de la chute de Skógafoss, un épais rideau d’eau de 60m de haut, que l’on découvre depuis le bas de la cascade. Préparez les k-way car elle arrose plus on approche ! Il également possible de se rendre au sommet en empruntant la volée d’escaliers sur la droite de la chute. Les arcs-en-ciel sont généralement au rendez-vous. Puis, à 30 minutes de route plus loin, vous pourrez défier la cascade de Seljalandsfoss, derrière laquelle on peut passer complètement pour en faire le tour. Là aussi, ça mouille et ça glisse pas mal ! Mais ne vous arrêtez pas à la chute, longez le relief sur la gauche et entrez dans le canyon de Gljúfrabúi, plus impressionnant encore que la cascade. En effet, une brèche s’ouvre dans la falaise pour laisser passer l’eau et la lumière. Prévoyez de bonnes chaussures et des vêtements de pluie, car la vue se mérite !



Enfin, avant de rentrer sur Reykjavík, terminez votre circuit par la randonnée de Reykjadalur, près de Hveragerði. Elle se présente en un aller-retour de 8km (environ 4h), avec comme récompense la baignade dans les sources chaudes naturelles de cette vallée géothermique. Un panache de couleurs et des fumerolles se dégagent du sol pour alimenter ces sources, dotées de paravents pour se changer si vous souhaitez vous baigner. En revanche, l’ascension peut être compliquée si les conditions météo sont pluvieuses ou enneigées : le chemin est alors boueux et glissant. De même, n’y allez pas trop tôt dans la saison, car avec la fonte des neiges qui rejoignent les sources, elles seront plus froides. Ainsi, le road-trip touche à sa fin et il est temps de rejoindre la capitale.
Enfin, cet itinéraire reprend les essentiels d’Islande, mais cela mériterait de passer un an dans ce pays pour découvrir ses moindres recoins. Ici, la péninsule de Snæfell, les Terres Hautes et les fjords du nord-ouest sont omis et je vous prépare d’autres articles sur le sujet très bientôt. Faire le tour complet de l’île requiert une météo correcte et ne peut donc se faire qu’à la belle saison (mai-septembre). Ainsi, pour tous les conducteurs, je vous partage la carte interactive des routes d’Islande pour vous assurer de leur statut avant tous déplacements, un indispensable. Pensez également à anticiper dans votre budget les parkings payants, de plus en plus nombreux sur l’île. Bon vent !



















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