A cheval entre le Bugey et le Bas-Dauphiné, je vous propose une journée de balades inspirées des territoires de l’Ain (01) et l’Isère (38). Séparés par le fleuve du Rhône, ces deux départements partagent pourtant bien des points communs et de quoi ne pas s’ennuyer. En avant !
Pérouges
Partons vers une commune d’exception dans le Bugey : Pérouges, perchée sur son promontoire rocheux. Cité médiévale aux mille facettes et labellisée comme étant l’un des Plus Beaux Villages de France, Pérouges émerveille par son architecture qui nous fait bondir dans le temps. En entrant par la Porte d’En-Haut dans les rues pavées de la commune, c’est de suite le côté défensif qui interpelle le visiteur avec l’église Saint-Marie-Madeleine, rare exemple des églises-forteresses du Moyen-Âge, puisqu’elle s’appuie directement sur le mur d’enceinte et est équipée de meurtrières.


En poursuivant votre visite, vous découvrirez de nombreuses demeures de l’époque Renaissance avec fenêtres à meneaux, baies à échoppes et maisons à encorbellements. Certaines se démarquent davantage comme l’hostellerie du Vieux-Pérouges, ainsi que la maison du Cadran Solaire. Ne manquez pas de découvrir les beautés et évènements du village en suivant l’une des visites guidées classiques ou théâtralisées proposées par l’Office de tourisme.



Aujourd’hui, Pérouges est un savant mélange entre un saut dans le passé, un dynamisme lié à ses artisans-artistes locaux et une pointe de poésie portée par les roses exquises du village. Pour votre pause déjeuner, réservez d’avance dans l’un des excellents restaurants de la commune, vite pris d’assaut aux beaux jours, ou alors jetez votre dévolu sur une bonne tarte au sucre pérougienne à déguster !
Vertrieu
Prenons la route en direction du sud pour rejoindre la commune iséroise limitrophe du département de l’Ain, Vertrieu, au pied des monts du Bugey. Ce petit village a vécu paisiblement au fil du Rhône, élément essentiel de l’activité portuaire de Vertrieu, en lien avec Lyon pour les échanges commerciaux. La cité, de nature discrète, révèle pourtant des trésors inestimables tels que ses deux châteaux (et oui deux !), le reposant jardin des Simples près de l’Eglise Saint-Laurent, ainsi qu’une glacière au milieu de la forêt de Serverin.


Revenons à nos histoires de châteaux. Le premier, édifié au XIe siècle, se trouve sur le belvédère rocheux trônant au-dessus du jardin des Simples et on peut davantage le qualifier de maison forte ou Château Vieux, au rôle défensif. Devenu inutile en 1601 avec la signature du Traité de Lyon, mettant fin aux guerres intestines entre le Dauphiné et la Savoie, ce dernier est progressivement abandonné. Il est alors remplacé par le Château Neuf érigé au XVIIe siècle, en contrebas du piton rocheux et en bord de Rhône, pour répondre aux standards de confort et d’apparat de l’époque. Il est possible d’en découvrir les jardins à la française et à l’anglaise lors de l’ouverture périodique par les propriétaires du domaine. Le reste de l’édifice demeure privé et n’est pas accessible à la visite. En somme, une balade agréable en bord du Rhône qui vaut le détour !
La Balme-les-grottes
Enfin, vous n’êtes plus qu’à deux pas de l’intriguant village La Balme-les-Grottes, situé le long de la Via Rhôna. Le joyau de la commune réside dans les cavités naturelles qui lui donnèrent son nom. En effet, les grottes de la Balme sont un site classé à l’inventaire des Monuments Historiques avec un parcours qui invite à découvrir les galeries labyrinthiques, les salles cachées et les merveilles géologiques du lieu, ainsi que sa faune riche. Une pause fraîche appréciable !



Mais ne passez pas à côté des belles ruelles du village avec son cours d’eau, son lavoir et son Eglise Saint-Pierre en hauteur, qui offre un panorama saisissant sur les toits dauphinois, ainsi que les quelques châteaux qui ponctuent La Balme-les-Grottes.
Enfin, ces trois villages peuvent être explorés individuellement ou au cours d’une seule et même journée. Le parcours à vélo peut être intéressant entre Via Rhôna et voies vertes, cela représente environ 25 kilomètres, soit 1h30 de route. Grâce aux nombreux échanges entre Bugey et Dauphiné, ce territoire frontalier est riche de patrimoine(s). Si vous cherchez davantage de balades en Isère, je vous renvoie à cet article et vous souhaite un bel été !





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